Bonsoir tout le monde,
50 ans.
C’est quand même quelque chose.
Cinquante ans de théâtre, de créations, de rencontres, de risques, de soirs où tout fonctionne… et probablement de quelques soirs où tout fonctionne un peu moins!
Mais surtout, 50 ans de gens.
Des artistes, des artisans, des équipes, des directions, des bénévoles, des partenaires et, évidemment, un public qui a choisi, année après année, de franchir les portes de La Bordée.
Et pour moi, qui arrive à la direction artistique précisément au moment où cette maison atteint ses 50 ans, il y a quelque chose d’assez vertigineux, mais surtout de très précieux, là-dedans.
Parce que ce 50e, on ne veut pas simplement en faire un anniversaire.
On veut s’en servir pour faire trois choses.
D’abord, regarder le chemin parcouru et rappeler la place importante que La Bordée occupe depuis 50 ans dans le paysage théâtral de Québec.
Ensuite, regarder devant. Parce que célébrer notre histoire n’a de sens que si elle nous donne l’élan nécessaire pour imaginer les prochaines années. La Bordée doit continuer d’évoluer, de prendre des risques, d’ouvrir ses portes et de rester profondément pertinente pour les artistes et pour le public d’aujourd’hui.
Et finalement… on veut fêter.
Parce que 50 ans, ça mérite quelques bons partys.
Et je peux déjà vous donner aujourd’hui quelques aperçus de ce qui s’en vient.
Dans les prochains mois, nous allons notamment poser un geste très symbolique : la grande salle de La Bordée portera désormais un nom.
Je ne vous dirai pas lequel ce soir.
Il va falloir garder un peu de mystère…
Mais ce sera une façon pour nous d’inscrire encore davantage notre histoire dans les murs mêmes du théâtre.
Et je peux aussi vous annoncer, en primeur, que notre grand événement-bénéfice du 50e anniversaire sera chapeauté et orchestré par une artiste que plusieurs d’entre vous connaissent bien : l’humoriste et comédienne Pascale Marineau.
Je ne veux pas trop en révéler aujourd’hui, mais connaissant Pascale, je pense qu’on peut déjà présumer que ce ne sera pas exactement un soirée-bénéfice tranquille avec trois discours et un poulet sauce brune.
Et ce ne sont que quelques-uns des rendez-vous que nous allons vous dévoiler au fil de cette année.
Parce qu’au fond, c’est exactement ce que nous voulons faire avec ce 50e :
honorer ce qui nous précède, célébrer ce que La Bordée est aujourd’hui et commencer, ensemble, à imaginer ce qu’elle sera demain.
Cinquante ans, ce n’est pas une conclusion.
C’est une belle fondation pour les cinquante prochaines années.
Alors merci d’être ici pour lancer tout ça avec nous.
Et surtout : bonne fête, La Bordée.
Charles-Étienne Beaulne